soeur musulmane

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Question: Lavage de mort

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douja
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MessageSujet: Question: Lavage de mort   Jeu 3 Juil 2008 - 18:49

voila je suis convertie et lautre fois jy pensais si il venais a marrivée quelques choses ma mere menterrais surement comme on enterre les morts en france!!!

donc jaimerais si possible en détail ce que lon doit faire je vais faire ma petite recherche sur internet et venir ajouté ce que je trouve ici mais si l'une dentres vous si connais jaccepte !!!
et puis jaimerais savoir aussi dans quel cimetiere ils acceptents les musulmans!!
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douja
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Jeu 3 Juil 2008 - 19:25

je me répond a moi meme lol



LA TOILETTE MUSULMANE


La toilette musulmane est l'élément le plus important des rites
funéraires en Islam. Y pourvoir est un devoir sacré que le musulman réserve à son
prochain.

Agé ou jeune, entier ou non, le corps d'un défunt doit être
lavé, à l'exception des martyrs tombés pour l'Islam, nettoyés par leur propre sang.

La toilette du musulman intrigue les occidentaux par son aspect
mystérieux, mystique même et par la force obligatoire qu'elle exerce sur les croyants.
Les musulmans sont d'ailleurs réticents lorsqu'on leur demande de préciser la méthode
adoptée pour nettoyer le corps. En fait, si la toilette s'impose avec une telle vigueur,
c'est parce qu'elle représente un devoir des vivants à l'égard du défunt.

D'ABORD UNE PRE-TOILETTE


Quelques minutes après la mort, une pré-toilette est pratiquée
par le plus intime du défunt, souvent dans le secret car les musulmans sont pudiques et
chastes. Le corps ne peut être connu que par le plus proche. Après la mort la toilette
d'une femme est effectuée par des femmes, celle d'un homme par des hommes. Seules
exceptions, le mari peut laver sa femme et une mère peut laver son fils jusqu'à l'âge
de six ans.

Il existe une autre nuance qui, bien que n'étant pas elle-même
directement dans la doctrine de l'Islam en découle cependant indirectement. En effet, la
pré-toilette met le corps du défunt en "conformité" avant qu'il ne soit
confié à l'Imam pour la toilette rituelle proprement dite.

Un récipient d'eau est chauffé dans lequel on mélange du henné,
lequel est censé garder souples les muscles du défunt et faciliter ainsi la deuxième
toilette. Les rejets éventuellement survenus pendant le trépas sont nettoyés. On
asperge tout le corps avec l'eau mélangée au henné, lequel masque la couleur naturelle
de la peau en la colorant.

AU DOMICILE


La famille s'occupe de tous les préparatifs et fait chauffer de
l'eau. Elle n'est ni froide, ni bouillie. On y ajoute de l'alcali, de l'eau de rose ou
toutes sortes d'essences sans alcool.

L'usage d'une eau de toilette est proscrit à cause de sa teneur en
alcool. En Orient, on ajoute 300 grammes de feuilles fraîches de lotus dans l'eau tiède.
Le corps est souvent parfumé par une macération de camphre et de feuilles de myrte dans
de l'huile de cèdre, à défaut une huile neutre. Il faut deux serviettes de tissu pour
enrouler autour de la main et deux carrés de ce même tissu pour couvrir les organes
génitaux du défunt.

Le corps est placé sur une table en bois blanc, de 2 mètres sur
1,20 mètre et d'une hauteur d'environ 50 cm. Souvent, cette table est gardée à la
mosquée, ainsi que les ustensiles, seaux, éponges nécessaires.

A L’HOPITAL


Une personne expérimentée et honorable doit diriger la toilette,
aidée la plupart du temps par une personne plus jeune.

Celle qui dirige doit obligatoirement avoir accompli le pèlerinage
en lieux saints.

Les deux intervenants peuvent être raisonnablement payés pour leur
service, "à hauteur du prix d'un tablier et d'une paire de chaussures" dit la
coutume.

Le corps est posé sur la table et déshabillé en coupant les
vêtements le long de leurs coutures. L'opération se déroule en milieu clos coupé des
regards extérieurs.

Elle se décompose en trois étapes :

  1. Le nettoyage du corps
  2. les ablutions rituelles avec prières spéciales
  3. le lavage et onctions de parfums.

Le corps est dirigé face à l'est, tête à l'ouest.

Pour le nettoyage, l'eau est versée en abondance sur le corps de
manière à cequ'elle touche toutes les parties de celui-ci. Le nettoyage est pratiqué
par une personne pieuse et honnête.

Il commence par un savonnage général du corps dans l'ordre suivant
: la tête, puis le dos, main droite, main gauche, pied droit puis pied gauche. Pour les
femmes, les cheveux sont dénoués et lavés.

Ensuite, on nettoie les parties sexuelles, théoriquement en laissant
dessus le carré de tissu. Sinon, l'opérateur tourne son regard dans une
autre direction. Le corps est ensuite rincé à grande eau. Les parties
du corps ont été savonnées et grattées à l'aide d'un torchon enroulé
autour de la main. Enfin, le buste du défunt est relevé et l'abdomen
massé. A la suite de quoi, le siège est nettoyé avec du coton et de
l'eau.

A la différence des pratiques occidentales où l’on empêche
les écoulements et dégagements gazeux, les musulmans bouchent également tous les
orifices, sauf la bouche, non pas pour protéger l'environnement des émanations, mais
pour protéger l'âme contre toute impureté extérieure pouvant rentrer par les orifices
durant la période où elle est sensée être encore à l'intérieur du corps. La toilette
est donc en partie motivée par la volonté de défendre l'âme du défunt.
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douja
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Jeu 3 Juil 2008 - 19:25

RECIT DE LA SHAHADA


Dès que possible l'imam vient au domicile du défunt pour réciter
à l'oreille droite puis à l'oreille gauche la prière dite de Shahâdâ credo musulman :
"il n'y a de Dieu qu'Allah" dit à l'oreille droite et "Mahomet
est le prophète d'Allah
" dit à l'oreille gauche. La formule est également
ainsi récitée aux oreilles du nouveau-né dès sa naissance. C'est la même formule qui
est répétée quotidiennement par le croyant, scandant également les actes des musulmans
lors des funérailles.

L'UNION DU CORPS ET DE LA
PRIERE



Le musulman prie avec son corps. Les ablutions quotidiennes visent
à maintenir un état de constante pureté physique, placée comme préalable nécessaire
à la pureté de l'esprit.

L'homme pieux commence les ablutions en disant à voix haute :
"Je me propose de faire les ablutions à ce mort". L'intervention suit un
ordre rituel précis : mains, bouche, intérieur du nez, figure, bras, oreilles, cheveux,
pieds, côté droit avant côté gauche.

L'homme est lavé trois fois, la femme cinq. Le dernier lavage est
procédé avec du savon. Les actes accomplis sont accompagnés par des formules à
mi-chemin entre la prière et le commandement.

FORMULES DE PRIERE UTILISEES
AU MOYEN-ORIENT



La première se récite pendant l'ablution des trois parties : main,
bouche, nez.
"Je reconnais qu'il n 'y a qu 'un seul Dieu et que Mohamed est son prophète.
ô Seigneur puissant et miséricordieux, rend l'entrée de l'enfer illicite pour son
corps".
Pour la figure ; "Seigneur blanchit sa figure et rend son action bonne, ô
Bienfaisant".
Pour la main droite : "Seigneur donne lui son livre dans sa
main droite et ne le fait pas derrière son dos".

Seigneur donne lui son livre dans sa
main droite et ne le fait pas derrière son dos".
Pour la main gauche : "Seigneur, facilite lui les affaires et ne les rend pas
difficiles".
Pour les oreilles : "Seigneur, fait lui entendre du bien au paradis
de... ô Puissant, ô Clément"
.
Pour les cheveux : "Seigneur, rends l'entrée de l'enfer illicite pour ses
cheveux, ô Puissant, ô Oppresseur"
.
[i]Pour le pied droit :
"Seigneur, raffermis son pied droit sur le pont
droit"
.
Pour le pied gauche : "Seigneur, raffermis son pied gauche sur le pont
miséricordieux"
.

[/i]ONCTIONS ET HABILLAGE


Le corps est ensuite recouvert de henné après avoir été aspergé
par de l'eau par fumée. Les jeunes gens non mariés ont les pieds et les mains teintés
au henné pendant quelques instants, signe nuptial qui est destiné à une félicité
promise dans l'au-delà. Ensuite, leur corps, tout comme celui de n'importe quel musulman,
est recouvert des pieds jusqu'au cou par du henné. Les jeunes filles sont maquillées, et
les cheveux dénoués des femmes sont tressés.

On imprègne alors le corps d'huile camphrée et parfumée à la
myrte.

Ensuite, le corps est recouvert par un linceul de coton blanc,
lequel peut être au préalable encensé trois fois. Le linceul doit être souple, blanc
et en fibre naturelle, coton ou lin pour les hommes, parfois de la soie pour les femmes.
La fibre de soie est déconseillée : "N'exagérez pas les linceuls, ils seront
vite abîmés" a dit Muslim, témoin du prophète. Aucune couture ne doit être
faite.

Le linceul est une bande de tissu d'un mètre de large environ, et
d'une longueur de 9 m à 11,50 m. On nous a assuré, non sans un petit sourire, qu'il faut
souvent deux mètres supplémentaires de tissu pour revêtir la femme musulmane. En
théorie, le musulman est enterré nu dans le linceul. Il est cependant admis d'utiliser
des vêtements, moyennant le respect de certaines règles.

Le linceul enveloppe ensuite le corps.

Quatre bandelettes de tissu sont découpées. Ensuite, le linceul
est découpé en trois parties pour les hommes et cinq parties pour les femmes. Le linceul
s'enroule du haut vers le bas du corps, partant de la droite vers la gauche avec des
méthodes variables selon les régions. Les grands principes toujours respectés sont
l'extrême pudeur à l'égard du défunt et l'usage constant du nombre impair, soit trois,
soit cinq.

De la girofle et du parfum peuvent être placés dans le linceul.
Ensuite, les quatre bandelettes maintiennent le linceul enroulé autour du corps. La
première se place aux chevilles, la seconde aux genoux, la troisième au niveau des bras
et de la poitrine et la dernière pince le linceul au-dessus de la tête. Le corps est
alors souvent encensé trois fois, puis placé dans un drap de la maison, toujours blanc.
Tous les nœuds sont des nœuds simples. En terre musulmane, ils sont dénoués
dans la tombe par ceux qui reçoivent le corps, ces derniers agissant en disant
"bismil-leh !" (au nom de Dieu). Les nœuds sont censés gêner la sortie de
l'âme du corps. L'imam se tient derrière la tête du défunt et récite la 36ème
sourate avant de sortir de la maison.

L'encens brûle derrière le défunt. L'eau qui a servi à la
toilette est jetée au loin.

Les torchons et carrés de tissu sont détruits. Le seau et autres
ustensiles sont rapportés à la mosquée. La bassine dans laquelle a chauffé l'eau est
purifiée avec de l'eau et de la farine. Celui qui la nettoie doit réciter trois fois la
36ème sourate : "je reconnais qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que Mohamed est son
prophète".

UNE DIMENSION COMMUNAUTAIRE
TRES FORTE



Elle provoque une mobilisation générale autour des endeuillés,
visant à les aider pendant les premiers jours en les déchargeant de tout souci. Toujours
selon la tradition, les voisins veillent eux-mêmes à ce que le domicile du défunt soit
propre, font la cuisine, reçoivent les visites pour que les proches soient le moins
possible dérangés. Ils nettoient de fond en comble l'appartement du défunt dès que le
convoi part vers le cimetière. Ce sont généralement eux qui préparent le repas de
retour du cimetière. Notez cependant que le phénomène d'isolement dans les grands
centres urbains commence à toucher également les foyers musulmans. La charité est moins
forte, moins spontanée.

SUCCEDER AU DEFUNT


A ce repas, l'imam qui a présidé les funérailles est convié. Le
repas est destiné à l'âme du défunt. L'imam fait la prière et le fils pour le père
décédé, ou la fille pour la mère décédée, entame le repas en mémoire du défunt.
Il est alors courant, en tant que plus proche par le sang, qu'il ou elle, appelle alors
symboliquement le défunt.

Cela crée en général un moment d'émotion. Le repas consacre le
remplacement du défunt dans sa place au sein de la famille et de la société par son
représentant le plus proche. Celui ci veille alors à remercier tous ceux qui se sont
associés à la peine de la famille. Un repas pour l'âme du défunt est ensuite organisé
le 7ème jour, puis le 40ème jour, puis le 7ème mois, puis au premier anniversaire du
décès.

PARTICULARITES DU DEUIL


Le deuil ne doit pas affecter la vie courante de la famille au delà
de trois jours. En revanche, la veuve doit tenir le deuil pendant quatre mois et dix
jours.

La femme musulmane se culpabilise souvent lors du décès de son
mari. Elle peut être considérée en état d'impureté par la communauté du fait de son
deuil.

Au Maghreb, une veuve trouve difficilement la possibilité de se
remarier. Le deuil de la femme turque est encore plus sévère. Elle doit rester
endeuillée plus de douze mois, porter la tenue noire et le foulard blanc et ne consommer
aucune substance excitante comme le café par exemple.

L'AUMONE EST UN DEVOIR


Il est dit que la première chose à faire par les survivants est de
régler les

dettes du défunt. "L'âme du croyant est esclave de sa dette
jusqu'à son règlement" a dit Al Bukhari, témoin du prophète. Il arrive que la
famille ne puisse honorer les engagements pris par le défunt ou qu'elle n'ait pas les
moyens de pourvoir aux obsèques, dont les frais sont considérés comme la dernière
dette du défunt. La communauté se mobilise en conséquence pour que l'âme du défunt
soit libre de toute dette, l'aumône étant alors considérée comme un mérite pour celui
qui l'accorde.

Dans cet ordre des choses, une famille musulmane qui ne voudrait pas
s'acquitter honnêtement des frais engagés pour les funérailles pourrait s'exposer à
voir son cas critiqué à la mosquée. L'imam peut alors concilier le litige entre le
créancier et la famille débitrice.

UNE VIE FUTURE


"Rendez visite aux malades et suivez les convois funèbres,
cela vous rappelle la vie future" dit Muslim, témoin du prophète. Les musulmans
assument collectivement le décès d'un des leurs et y trouvent du mérite.

Lorsque les services funéraires arrivent au domicile du défunt
avec le cercueil, les obsèques sont déjà bien entamées. La lumière n'a pas été
éteinte dans l'appartement depuis l'instant de la mort, les femmes se sont affairées à
piler et amalgamer les plantes employées dans la toilette, les vêtements du défunt et
le linceul ont été fabriqués, le corps est nettoyé et parfumé, les voisines ont
préparé le repas pour le retour du cimetière et à l'heure dite de la mise en bière,
les hommes se rassemblent devant le domicile.

L'ambiance est souvent caractérisée par les efforts que la famille
fournit pour ne pas se laisser aller à des débordements émotionnels typiquement
méditerranéens. L'imam, en arrivant au domicile, donne le signal que les actes
funéraires proprement dits peuvent commencer.

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douja
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Jeu 3 Juil 2008 - 19:26

A LA MAISON


Les hommes qui attendent à l'entrée du domicile demandent aux
services funéraires la possibilité de porter le cercueil.

Ceux-ci se relayent car ils ont la conviction d'obtenir un mérite
individuel en participant activement aux funérailles. Notons que plusieurs témoignages
nous confirment que même le personnel des services funéraires professionnels est
considéré par les musulmans comme ayant acquis du mérite.

Cela se traduit parfois par des marques de reconnaissance et de
sympathie des mois, voire des années après le décès.

Il s'avère cependant essentiel que les professionnels puissent
assurer eux mêmes le vissage du couvercle pour garantir sa bonne fixation. Avant de
procéder à la mise en cercueil, les proches sont tenus à l'écart.

Le corps est saisi par le drap dans lequel il est enveloppé et
déposé couché sur le côté droit de telle sorte qu'il pourra regarder vers La Mecque.
Ce détail est d'une importance capitale pour le musulman qui voit dans son application
une condition incontournable pour le réveil au jugement dernier. Souvent, des coussins
sont installés dans le cercueil pour maintenir le

Aujourd'hui, des capitons verts sont spécialement proposés aux
musulmans défunt penché sur le côté. Aujourd'hui. des armatures de bois sont
proposées en garniture intérieure de cercueil pour la même raison.

Depuis ces dernières années. les cercueils destinés aux musulmans
qui ont émis le vœu d'être enterrés dans leur pays d'origine ont beaucoup changé.
Un modèle pour le Maghreb a fait son apparition sur le marché, équipé d'une fenêtre
dans le couvercle permettant d'apercevoir le défunt à travers un hublot. Cette
modification est intervenue depuis que la réglementation des pays maghrébins interdit
l'ouverture des cercueils venant de l'étranger.

Autre évolution significative, des capitons de couleur verte sont
aujourd'hui souvent proposés aura familles musulmanes, le vert étant la couleur de
l'islam. Le corps reste cependant toujours couvert d'un linceul blanc.

Pendant qu'ils interviennent, les musulmans répètent les
invocations religieuses, souvent le "Allaho Akbar" qui rappelle que "Dieu
est le plus grand".

Ensuite, les porteurs de la communauté prennent beaucoup de
précautions pour ne pas bousculer le corps dans le cercueil. Une anecdote peut servir
d'exemple : les escaliers de l'immeuble étant impropres au passage normal du cercueil (il
aurait fallu, en certains endroits, le dresser quasiment à la verticale) une famille a
loué une grue et a sorti le défunt par la fenêtre, veillant ainsi à ce que le corps
soit toujours stable dans sa position dans le cercueil.

A LA MOSQUEE


Le passage du défunt à la mosquée n'est pas une obligation, au
contraire. La mosquée est un endroit que les croyants protègent contre l'impureté. Or,
le corps du défunt est considéré comme impur. Malgré cela, il est courant que la
communauté accepte, sur demande de la famille, une cérémonie en présence du corps à
la mosquée, surtout lorsque le défunt s'y impliquait beaucoup. La cérémonie se
déroule toujours selon le même principe. Le cercueil est installé face à La Mecque,
c'est-à-dire dans l'axe Nord-Sud, et non plus Est-Ouest comme pendant la toilette car le
défunt n'est plus couché sur le dos mais sur le côté droit. La règle veut que ce soit
sa tête et plus précisément le regard du défunt qui soit dirigé vers l'Est, bien que
ce principe soit diversement compris. Théoriquement, puisque la mosquée est orientée à
l'Est, le cercueil se place perpendiculairement au sens longitudinal de la salle de
prière.

L'imam se met derrière le cercueil, parfois accompagné de
servants, c'est-à-dire des personnes honorables de la communauté, le plus honoré étant
celui de droite. Les servants sont souvent au nombre de trois. L'assistance elle-même se
dispose sur trois rangs, le premier étant plus honorable que le second etc., la droite
toujours plus favorable que la gauche. Ceux qui se relaient pour porter le cercueil vont
au deuxième et troisième rang car les notables de la communauté, souvent anciens et
disposés au premier rang, ne sont pas physiquement sollicités lors des funérailles.

Les participants restent debout et doivent accomplir la prière
sincèrement. L'imam commence par le récit de la Fatiha, chapitre premier du Coran,
précédé par "Allaho Akbar". Ensuite, l'invocation "Allaho Akbar"
est reprise suivie de la prière dite abrahamique. Une troisième fois il dit "Allaho
Akbar" et fait des invocations pour le défunt.

Le texte de cette invocation (assez longue) varie selon que le
défunt est un enfant ou un adulte. Une quatrième fois, l'imam dit "Allaho
Akbar" et ensuite procède au salut final qui consiste à dire successivement vers la
droite, puis vers la gauche, la phrase suivante (traduction en français) : "La
paix et la clémence de Dieu soit sur vous".

Le professionnel de pompes funèbres et les chrétiens peuvent être
autorisés à assister à la prière depuis le vestiaire, sous réserve d'adopter une
attitude respectueuse.

LE CORTEGE ET L'INHUMATION


Les Musulmans croient que le corps dans la tombe sera ressuscité au
dernier jour et de ce fait, refusent systématiquement la crémation.

Les dignitaires, les anciens de la communauté et l'imam précèdent
le corbillard en convoi jusqu'au cimetière. La famille se place derrière le défunt et
le restant de la communauté suit, porteurs y compris.

Des invocations pieuses sont adressées par l'imam à l'assistance
qui répond (malgré que l'acte de parler à voix forte soit déconseillé par la
tradition). Le rythme du corbillard s'adapte à la marche de ceux qui sont devant. A moins
que les personnes soient âgées, leur rythme de marche funéraire est plus rapide que
celui des Occidentaux. Les musulmans considèrent qu'il faut aller au plus vite enterrer
les défunts. Arrivées devant la tombe. Ies femmes du cortège, si elles sont venues au
cimetière, soit repartent, soit s'éloignent. Le défunt est descendu dans la tombe par
ses coreligionnaires, tête la première et ensuite la fosse est rebouchée par leur soin,
chacun manipulant quelques pelletées de terre. L'imam pose une pierre sur la tombe pour
marquer l'emplacement du défunt côté tête et, se plaçant derrière la tombe, adresse
une dernière prière au défunt sans la participation de la communauté (exhortation
intime du défunt).

L'obligation d'inhumer en cercueil sur le sol français ampute une
bonne partie du rituel traditionnel funéraire, ce qui la rend frustrante pour les
fidèles. Les instants qui suivent la descente du corps dans la tombe sont
traditionnellement utilisés pour interpeller le défunt, desserrer les liens du linceul
et découvrir le visage du disparu.

Aussi assiste-t-on parfois à des répétitions au cimetière de la
prière qui a été dite à la mosquée, comme si une certaine compensation était
recherchée pour combler l'impossibilité d'aller jusqu'au bout du rituel traditionnel.

Théoriquement, lorsque la prière derrière l'imam et sur trois
rangs a été effectuée à la mosquée, il n'est pas indispensable de la recommencer au
cimetière.

On peut cependant bien comprendre que les fidèles puissent
ressentir le besoin de recommander le disparu une dernière fois à Dieu.

Tout en souhaitant qu’on enterre le défunt dans de brefs
délais, les musulmans respectent la loi française qui impose un délai de 24h00 entre le
décès et l'inhumation.

QUI EST L'IMAM ?


Le statut d'imam est ambigu. Il n'est pas sacerdotal. En conduisant
la prière, l'Imam reprend le rôle qu'a exercé le prophète sur sa communauté de son
vivant.

On devient imam en étant reconnu par ses prochains comme
dépositaire d'une certaine science religieuse. De plus, il faut bénéficier d'une
réputation d'homme pieux et intègre. On peut cependant se demander quel type de rapports
existe entre un imam venu depuis peu de l'étranger et une famille musulmane implantée
depuis longtemps en France. Malgré cela, les familles lui sont extrêmement
reconnaissantes car il se charge de la toilette rituelle, tâche que peu de musulmans se
sentent capables d'assumer.

QU'EST-CE QU'UNE MOSQUEE ?


Le nom mosquée vient du mot espagnol mezquita qui vient lui-même
du mot arabe masjid. Dans la pratique, les Musulmans l'appellent Jama'a qui signifie
"rassembler, unir". Ce sont donc des salles communautaires où le culte est
pratiqué en groupe ou individuellement. On y vient méditer, prier apprendre, enseigner
et traiter toutes les affaires courantes de la communauté.

On peut y parler de politique comme on peut également y parler d'un
défunt. La première mosquée fut la maison du prophète. Toutes les mosquées sont
orientées vers La Mecque (la Ka'aba).

GLOSSAIRE


Burga : voile composé de bande
d'étoffe blanche cachant le visage, "Tchador" étant le terme équivalent
utilisé par les chiites, non représentatifs de l'islam en France.
Djihad : Victoire sur soi. Lutte défensive.
Emir : Titre de "Commandeur des Croyants" porté par les Califes depuis
le début du 20ème siècle, le calife étant lui-même un chef politique et religieux.
Fatlha : première sourate du Coran, employée dans le rituel funéraire.
Hadith : propos ou geste du prophète.
Imam : " celui qui conduit", laïc choisi pour sa dévotion et ses
connaissances pour présider la prière à la mosquée.
Islam : soumission à Dieu
Kaaba : temple situé près du lieu de naissance de Mahomet à La Mecque.
Mosquée : lieu de prière et d'enseignement.
Mufti : celui qui préside, juge et tranche. C'est le chef spirituel de la région.
Nahda : renouveau islamique (mouvement intégriste).
Ramadan : 9ème mois de l'année lunaire. On en fête le début et la fin. Pendant
ce mois, le Musulman jeûne entre le lever et le coucher du soleil.
Sala : prière quotidienne répétée à cinq moments de la journée.
Shahada : profession de foi.
Shariat : le chemin. Ensemble des IO tirées du Coran et de la Sunna.
Sourate : chapitre du Coran, divisé en versets.
Sunna : prescriptions directes ou rapportées de conduite ou de comportement
établies par le prophète.
Uléma : docteur de la loi, interprétant le Coran.
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zahraa
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MessageSujet: zahraa   Jeu 3 Juil 2008 - 19:35

-wfl- Salam aleykoum ma soeur:-wfl-:

Merci pour ce post, moi aussi je me posé des questions sur l'enterrement.
Boussa a bientot inch'Allah:-wfl-:
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douja
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Jeu 3 Juil 2008 - 19:51

zahraa a écrit:
-wfl- Salam aleykoum ma soeur:-wfl-:

Merci pour ce post, moi aussi je me posé des questions sur l'enterrement.
Boussa a bientot inch'Allah:-wfl-:


si sa peut aider cest vrai qu'en tant que convertie la famille ne serait pas forcément comment procéder donc voila ce que je vous ai mis ici je vais le recopier et en laisser une note pr ma maman au cas ou
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oum-safa
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Ven 4 Juil 2008 - 10:14

as salam aleykoum mes soeur

si vous vouler que vos dernier volonté soit mis en place en cas de déces tous dabord je vous consil d'etablir un certifica de convertion car sans sa il vous sera pas permi d'etre enterrer dans un cimetiere musulman

ensuite je vous conseille aussi de fair un testament qui dit que vous ete musulmane et que vous voulais etre enterret celon le rite islamique comme sa c une preuve que voulais pas etre enttere d'une autre façon et aussi comme sa vos parend suiveron c'est velonté

ensuite il faut savoir que le lavement funéraire doit etre pratiqué par une personne qui si connais donc une musulmane dit le aussi a vos parend

sinon ma soeur ce que tu a poster c bon aussi c vrais que si tu le montre a ta mére sa peut etre une bonne chose pour qu'elle respect t'a volonté

ensuite sincerment je c pas ou il y a des cimntiere musulman je c ou j'habite a cherbourg y'a en fait un carré musulman c a direque dans le cimetiere existant et bien y'a un coin reservé au musulman


salam
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Mar 8 Juil 2008 - 11:38

enfin de compte pr savoir si ya des carrés musulmans il faut téléphoner au cimetierre directement!!

le certificat de convertion apparament sert pr le hadjj et si ont veux etre enterré mais parait il simplement en terre musulmane enfin je sais pas trop je lai pas encore jsuis un peu en désaccord avec ce certif
parce quon est blanc ou on a un nom francais on est obligé de se faire reconnaitre sa fait un peu mal!!!
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Mar 8 Juil 2008 - 14:10

salam aleykoum

j'en ai des frissons
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Mar 8 Juil 2008 - 14:24

salam alycum

Le certificat est obligatoire pour te rendre en terre sainte ' La Mecque' car seul les musulmans ont droit de rentré et si tu n'as pas de noms musulmans comment vont ils savoir que tu es musulmane.
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"Si un jour la peine envahie ton coeur, rappel toi d'Allah, car Il est celui qui te voit quand plus personne ne te regarde, celui qui t'entend lorsque plus personne ne t’écoute, Il est la Présence au-delà de toute absence. Rappelle-toi de celui qui ne t'oublie jamais et Il deviendra l'apaisement de ta peine!"
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douja
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Dim 13 Juil 2008 - 15:16

oui je le sais bien mais il nest pas obligatoire en france pr ce faire enterrer dans un carré musulmans ce que je ferai car née en france cest mon pays malgré quil ne soit pas musulman

je tiens juste a répondre je sais que tu ny est pr rien mais tu sais ttes personne qui porte un prénom arabe nest pas forcément musulmane ce certificat est un réel probleme car les converties on besoin de cela pr PROUVER leurs foi mais la foi cest avant tout entre nous et Allah
syrine a écrit:
salam alycum

Le certificat est obligatoire pour te rendre en terre sainte ' La Mecque' car seul les musulmans ont droit de rentré et si tu n'as pas de noms musulmans comment vont ils savoir que tu es musulmane.
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oum-safa
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MessageSujet: Re: Question: Lavage de mort   Lun 14 Juil 2008 - 13:19

as salam aleykoum ma soeur

daccord avec toi ma soeur

salam
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Question: Lavage de mort

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